Environnement et défense de l'estuaire du Jaudy
Nous avions cru au miracle à la suite de l’enquête publique concernant le trafic de ferraille, et la disparition de l’amas de produits ferreux sur le quai du Guindy.
Que nenni ! Les responsables de la Chambre de commerce et d’industrie concessionnaire du port départemental réunis à Tréguier l’ont confirmé. Répondant à la presse qui leur posait la question : « La montagne de ferrailles reviendra-t-elle sur le port ? » L’affirmation du président Daher ne laisse aucun doute : « Oui ! Sûrement. Mais on fera beaucoup d’efforts pour améliorer la situation ».
Il est vrai qu’à Tréguier depuis des lustres rien ne peut surprendre la population concernant cette zone portuaire. Malgré les pressions incessantes des associations, des riverains et des élus les activités portuaires se poursuivent en dehors des normes règlementaires. Les procédures engagées légitimement par les uns et par les autres pour faire appliquer la règlementation et la protection de la population sont tour à tour déboutées et les trafics continuent.
Le comité de défense de l’estuaire du Jaudy par la voix de son président nous assure étudier un recours, mais faut-il encore y croire ?
Les irrégularités ont continué à s’accumuler, sur la zone portuaire comme dans les hangars situés à proximité:
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Stockages d’engrais à base de « nitrates » dans des volumes dépassant les normes autorisées,
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Chargement de produits volatiles, tels que kerphalite, kaolin et autres tourteaux de colza, sans un minimum de précautions et ceci très souvent par grands vents !
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Ferrailles stockées sans autorisation et sans installations conformes à la législation…
Et encore la population n’a pas d’information sur tous les produits qui ont pu être importés et qui ont transités par notre commune !
Nous sommes loin de l’époque ou notre port avait sa légitimité, avec des entreprises locales créatrices d’emploi, et des exportations des productions agricoles régionales. Aujourd’hui elle constate que les gestionnaires du port, avec abondance de finances publiques ne créent pas d’emploi et autorisent des trafics au mépris des règles élémentaires de salubrité et de sécurité environnementale.
Quand on nous assure : « Nous allons tout faire pour que les choses se passent proprement » les Trécorrois sont en droit de douter de ces affirmations et de s’inquiéter pour leur avenir !
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Depuis le temps que l’on continue à nous informer que ce port est déficitaire dans son exploitation, et que l’on demande aux collectivités locales une participation au coût de ce déficit (ville de Tréguier et communauté de commune des trois rivières), doit-on croire à son développement à venir ?
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Y-a-t-il réellement un avenir pour notre port de commerce, en accord avec les règles en vigueur ou va-t-on continuer à considérer le site de Tréguier comme une zone de non droit ?
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Quand les autorités vont-elles faire appliquer les règlementations, comme cela peut se passer partout ailleurs ?
Lors de la prochaine assemblée du comité de défense de l’estuaire du Jaudy, il serait certainement intéressant que les autorités responsables de l’application de la règlementation portuaire, comme les gestionnaires de la concession et les entreprises, puissent venir expliquer à la population comment ils envisagent de lui offrir la qualité environnementale, la salubrité et la sécurité qui jusqu’ici sont hélas loin d’être de mise.
Monsieur le président du comité de défense, même si votre combat ressemble parfois à celui de Don Quichotte, la population vous suit. Ne nous laissons pas leurrer par des promesses en l’air, il y va de notre avenir et de celui de nos enfants.