Un an avec sursis
La nouvelle était prévisible suite aux déclarations du dernier conseil municipal, elle a été confirmée lors de la dernière assemblée municipale : les 5 mercredis en fête sont confirmés pour 2010...seulement.
Les commerçants et artisans du territoire ont été invités à participer davantage au financement de ce rendez-vous estival tant attendu chaque année par les visiteurs ainsi que par bon nombre de Trégorrois.
L'appel à « subvention supplémentaire » lancé par le premier magistrat n'a pas été concluant, la somme récoltée depuis la dernière relance n'a pas évolué. Mais la menace de supprimer un mercredi n'a pas été exécutée...pour l'instant. On se demande bien pourquoi la municipalité recule après avoir fortement clamée son envie de trancher dans le vif. Le rendez-vous est pris pour l'an prochain afin de réexaminer le mode de financement de cette animation.
Le maintien en l'état des mercredis en fête est une bonne nouvelle pour tous.Nous sommes malgré tout perplexes quant à la volonté de réduire la toile sur cet événement que de nombreuses communes du département nous envient. Est-il raisonnable de mettre en péril cette manifestation indispensable pour maintenir le dynamisme touristique et commercial de notre cité ? Est-ce le moment de réduire le nombre d'événementiels gratuits quand les acteurs touristiques bretons (et le Conseil général lui même) soulignent que ce sont les communes qui proposent ce genre d'activités gratuites qui s'en sortent le mieux en ces temps de morosité économique que certains ont l'air d'avoir oublié ?
La ville doit effectivement veiller au bon état de ses finances mais elle ne peut invoquer le manque de liquidités pour expliquer sa volonté de désengagement dans les mercredis en fête, en scrutant bien les comptes de la ville d'autres secteurs bénéficient de ses largesses. De l'argent public sera investi dans de nouvelles animations (Festival de Lanvellec) qui n'auront pas les même retombées pour la commune.
En 1991,la ville de Tréguier avait mis en place les mercredis en fête pour se doter d'une image de cité dynamique. Près de 20 ans plus tard,il est impensable de croire qu'elle puisse scier la branche sur laquelle elle est asssise.