Les bons comptes font les bons amis...

Publié le par ernest

 

 

Quand il n'y en a plus,il y en a encore!

On croyait avoir tout dit sur les mercredis en fête, c'était sans compter la dernière trouvaille de nos élus:l'augmentation des droits de terrasse pour cet événement estival était à l'ordre du jour du dernier conseil.

Nos élus ont unanimement voté une augmentation de 4% des droits acquittés par les commerçants sédentaires et non-sédentaires pour l'édition 2010.Dans la foulée,la ville a indiqué son souhait de procéder dorénavant à une revalorisation de cette taxe chaque année.

La nouvelle est très surprenante car elle n'a jamais été à l'ordre du jour d'une éventuelle commission,ni lors des nombreuses réunions de travail avec les partenaires économiques des mercredis en fête. Pire,certains commerçants sollicités pour verser une participation volontaire à la ville ont alors questionné nos édiles pour savoir si cette redevance serait augmentée: les réponses apportées étaient claires,une telle hypothèse n'était pas envisagée.

Que la ville cherche à récolter de nouvelles recettes n'est pas une anomalie en soi.Bien que la hausse des tarifs soit modérée,cette décision apparaît ni judicieuse ni efficace. Pourquoi?

La ville a engagé une négociation serrée avec les commerçants pour qu'ils financent davantage cette fête. Les résultats sont probants: 2000 € ont ainsi été récoltés. En guise de remerciements,les commerçants se voient infliger la double peine avec une hausse surprise des droits de place. Quel message donne-t-on aux professionnels qui d'eux-même mettent la main à la poche ?  La hausse des tarifs votée ce jeudi vaut-elle la chandelle? Les recettes escomptées justifient-elles le risque de briser le partenariat décroché avec les commerçants? La réponse est sans appel: NON.

En appliquant les nouveaux droits de place pour les établissements qui font vivre Tréguier à l'année,la ville va engranger un «pactole» de moins de 200 €. La somme est bien dérisoire,elle ne permettra pas à la ville de réduire le déficit de cette fête populaire. Mais elle pourrait être vécue comme une provocation qui coûterait bien plus à la ville. Si la ville veut accroitre ses recettes,il faudrait qu'elle se penche sérieusement sur les droits acquittés par les commerçants non-sédentaires qui sont bien dérisoires pour la quasi-totalité d'entre-eux par rapport aux commerçants de Tréguier.

 

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Publié dans On refait le conseil

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