Une porte s'entre-ouvre, l'autre se ferme à double tours
L'ordre du jour de la dernière commission culturelle était très copieux, trop peut être pour pouvoir analyser en détail les différents projets en gestation...
Le point principal était sans aucun doute les mercredi en fête qui, aux yeux de la municipalité, ont un coût que « la ville ne pourra pas éternellement continuer à supporter ».
Une rencontre avec certains commerçants à la fin du mois de novembre avait déjà été programmée pour faire part du souhait de la ville de trouver 10 000 € supplémentaire auprès des commerçants faute de quoi un mercredi serait supprimé.
La commission culturelle a été informée de ce scénario, il n'y a pas de plan B envisageable. Comme pour tous les points vus lors de cette réunion, le critère financier a été le seul angle d'analyse des actions de la ville. Jamais il n'a été envisagé de se demander si cet argent investi sur les mercredi en fête avait une utilité (dynamisme de la ville, rayonnement à l'extérieur, soutien à l'ensemble d'un commerce de centre-ville qui a besoin plus que jamais d'un appui affirmé...).
Les commerçants semblent prendre le taureau par les cornes et essayent de se mobiliser pour sauver les mercredi en fête. Ils ont lancé un appel aux entreprises de Tréguier et de Minihy-Tréguier pour qu'elles soutiennent financièrement un événement capital pour notre cité. La mairie déterminera lundi 14 janvier,lors d'une ultime rencontre avec les acteurs de la fête, si le 5ème mercredi est maintenu grâce à l'effort financier de nos artisans et commerçants.
Lors de cette commission,nous avons souhaité savoir si la ville avait délégué les commerçants pour faire appel à une souscription volontaire.
Nous avons aussi jugé que les délais fixé par la mairie étaient trop courts pour réunir la somme de 10 000 €, nous avons demandé un moratoire pour ne pas décourager les commerçants qui se mobilisent sur ce projet.
Souhaitons que ces remarques aient été entendues et qu'elles puissent permettre de trouver une issue favorable lors de la réunion du 14 décembre.
La bonne nouvelle de la soirée,la municipalité est prête à faire un pas vers les partenaires des mercredi en fête: la somme de 10 000 € serait négociable.
La question du financement de cet événement majeur pour tous les Trégorrois doit faire l'objet d'un examen plus approfondi. L'appel à la souscription volontaire est une solution pour sauver les mercredi en fête mais il faudrait revoir la méthode de cette initiative. Comment voulez-vous qu'un assureur, un maçon ou un menuisier qui reçoivent par courrier une demande de participation financière y répondent favorablement ? La mairie de Tréguier doit prendre son bâton de pèlerin pour expliquer à tous pourquoi chacun doit s'investir afin de pérenniser les mercredi en fête. Elle doit d'autant plus être un acteur majeur de cette entreprise que l'Union du commerce est en sommeil (pour l'instant). Alors, le jour où tous auront été réunis, le jour où les enjeux auront été bien expliqués, la plus grande implication financière des forces économiques du territoire sera sans doute possible.