Rien ne va plus
Depuis de nombreux mois, le climat s'est considérablement dégradé au sein de la mairie de Tréguier. Des élus organisent une cabale contre celui qui les avait menés à la victoire en 2008. Dorénavant, le maire est poussé dans ses retranchements lors des conseils. En commission, il n'hésite plus à avouer ses difficultés à faire passer ses idées auprès de ses colistiers. Certains semblent s'acharner contre celui qu'ils avaient choisi pour prendre les rênes de la ville. Belle morale!
Dernière pomme de discorde, le SIVOM du pays de Tréguier. En fin d'année, le maire avait bloqué le dossier d'une salle des fêtes avec Minihy.que les représentants de Tréguier avaient pourtant validé à l'unanimité. Le maire est finalement parvenu à faire enterrer ce projet sans doute utile mais déraisonnable vu son coût. La pilule semble difficile à avaler du côté du président du SIVOM qui ne rate plus une occasion de porter l'estocade contre son ex-mentor. Et pourtant, l’abandon de ce projet était un impératif financier : concrétiser ce dossier, c’était condamner la ville à se serrer la ceinture, à tirer un trait sur les vraies priorités (aménagement du centre-ville) et préparer une hausse inéluctable des impôts locaux.
Les derniers conseils municipaux relatifs au SIVOM ont un peu plus officialisé le divorce entre les membres de l'équipe municipale. Le président du syndicat intercommunal souhaitait que Tréguier fasse généreusement cadeau d’un terrain (estimé 22 000 €) au SIVOM afin de construire une extension à la salle de sports. Le maire estimait pour sa part que la ville n'était pas en mesure d'offrir un terrain pour une construction qu'elle devrait ensuite financer à plus de 70%.
Fidèle à sa logique, il ne souhaitait pas donner d'un côté ce qu'il affirmait ne pas avoir de l'autre. Cette position raisonnable l’a finalement emporté. Le laxisme financier de certains élus était paradoxal quand, au cours du même conseil, ils tranchaient allègrement dans les subventions accordées aux associations (notamment sportives comme l'AST avec une baisse de 1 100€ depuis 2008) au prétexte que la ville n'avait pas d'argent à dépenser. On croit rêver...
Ces égarements actuels sont préjudiciables aux Trécorrois qui sont victimes de ces règlements de compte et ambitions personnelles. On ne tient pas compte de nos véritables besoins. Certains se soucient peu de nous faire supporter encore une hausse d’une fiscalité déjà élevée. La politique intercommunale est en berne, les élus de Minihy ne semblent plus enclins à travailler avec la ville de Tréguier. Le rêve de fusion entre nos communes s’éloigne : comment peut-on envisager un rapprochement dans de telles circonstances ? Nous sommes plus prêts d’un divorce que d’une lune de miel.
Il est temps mettre fin à ce « combat des égos ».Les Trécorrois n'attendent qu'une chose: qu'on s'occupe enfin d'eux!