Bilan financier 2011, un bon cru ?
Il faut croire que la question ne mérite même pas d'être posée au vu des des commentaires élogieux adressés aux uns et aux autres lors du dernier conseil. Qu'en est-il vraiment ?
Avec un excédent de 538 000 €, les élus peuvent effectivement être très satisfaits de ce bon résultat. À y regarder de plus prêt, le résultat plutôt flatteur comporte quelques signes moins optimistes. Rapide retour en arrière sur les dépenses de l'année écoulée:
Côté dépenses:
Les charges à caractère général repartent à la hausse (+ 20 000€) pour retrouver leur niveau de 2009: + 2 500 € pour les fêtes et cérémonies, + 4 000 € pour les dépenses de communication... Les dépenses de personnel sont en forte augmentation, elles représentent plus de 53 % des dépenses totales de la ville contre 50,4% en 2008.
Par contre, des économies ont été réalisées dans d'autres domaines. Sont-elles pour autant positives pour la collectivité ? À vous de juger:
La ville a distribué moins de subventions en 2011: 17 000 € ont été économisés l'an passé. L'opération « Pass foncier » pour favoriser l'installation de nouveaux foyers s'est terminée: 11 000 € ont ainsi été économisés. Le programme Coménius prenait fin en 2011, les dépenses affectées à ce projet étaient donc revues très sérieusement à la baisse. Les intérêts de la dette ont coûté 35 000 € de moins en 2011 par rapport à 2010 grâce à la fameuse renégociation des emprunts: cette bonne nouvelle est néanmoins à relativiser car la baisse des remboursements annuels cache un allongement du remboursement de la dette dans le temps...
Les dépenses de fonctionnement ont donc été stabilisées en apparence seulement.
Côté recettes:
Bonne nouvelle,c'est l'embellie générale du côté des rentrées financières...
Les activités de la ville ont rapporté plus en 2011 qu'en 2010. Fort heureusement, le théâtre de l'Arche a retrouvé des couleurs: le public,qui avait fait défaut lors de la saison passée, à fait confiance à la programmation de cette saison. Les recettes abonnés et les ventes au guichet sont reparties à la hausse.
L'immobilier s'est bien porté en 2011, les droits de mutation sont en très forte augmentation ( +20 000 €). La prudence doit tout de même être de rigueur: ces recettes sont aléatoires et dépendent de la conjoncture économique. De plus, la perte du statut de « station classée » fait perdre le bénéfice direct de cette recette à la ville de Tréguier: désormais elle retombera dans l'escarcelle du Conseil Général sans que la ville soit garantie de récupérer l'intégralité du bénéfice des transactions immobilières réalisées sur la commune.
À suivre.....