Traitement de faveur pour le Centre Culturel Ernest Renan

Publié le par ernest

Quand on sait qu'un conseiller municipal, dont l'influence est grande au sein du conseil, a ergoté sur le montant et l'intérêt des subventions versées aux associations “ Petites Cités de Caractère ” etMaires de France ”, on ne peut que s'étonner du traitement particulièrement favorable consenti au CCER. En effet, deux subventions lui ont été accordées pour un montant global approchant les 10 000 €.



1- Subvention de fonctionnement


Après une augmentation conséquente en 2008 : 4 050 € ( au lieu de 3 200 € en 2007 ), cette association se voit dotée de 4 500 € pour 2009 ( demandé 5 000 € ), soit une hausse de 40 % en deux ans. La crise financière n'affecte pas tout le monde de façon égale !


La présidente de l'association motive cette hausse par l'élévation des frais de fonctionnement. Certes, c'est une réalité mais, n'oublions pas aussi que le CCER a également augmenté sensiblement ses recettes après avoir intégré l'activité danse : la perte des loyers payés auparavant par Toune-Sol est largement compensée par les cotisations des adhérents. En 2008, le CCER a dégagé plus de 6 000 € d'excédent financier, grâce à la danse. Joli tour de passe-passe !


Dans ces conditions, il ne semble pas qu'il y ait une quelconque gloire à tirer pour avoir relancé l'école de danse ”, dixit madame la présidente du CCER lors de l'hommage rendu à son prédécesseur ( cf. Ouest France du 13/01/2009 ).



2 – Subvention pour travaux


Toujours selon le même journal daté du 12/01/2009, madame la présidente déclarait Les travaux d'entretien du bâtiment, nécessaires en 2009, s'élèvent à 25 000 € . Le budget prévisionnel de l'association pour 2009 ne fait état que de la somme de 16 000 € pour travaux et équipements mais, semble-t-il, la somme budgétée ne couvrirait que la réfection de la moitié de la toiture ?

En 2010, y aura t-il un nouvel appel à subvention exceptionnelle pour la seconde tranche de travaux ?

Quoi qu'il en soit, 5 000 € ont été demandés au titre de 2009 et accordés sans discussion.


L'an passé, à pareille époque, M. Jean-Michel Huon, en séance du conseil, avait réclamé une hausse significative de la subvention au CCER. Il estimait que la ville pouvait accorder une rallonge pour atteindre le montant de 10 000 €. M. Michel Sohier avait alors rétorqué que cela n'était pas recevable. Cherchez l'erreur !


En réalité, le fond du problème ne réside pas tant dans une querelle de chiffres que, bel et bien, dans le principe même de subventionner une association propriétaire de ses locaux, laquelle, en outre, dégage régulièrement des excédents financiers. Quand bien même ce ne serait pas toujours le cas, rien ne l'empècherait, alors, de faire appel à l'emprunt, puisqu'elle dispose de la capacité de remboursement. 


A quel titre le contribuable trécorrois devrait voir sa charge fiscale majorée ? Au motif que le CCER remplit un service d'intérêt public ? Il faudrait surtout réfléchir à une autre forme de rapports, évitant tout conflit d'intérêts, entre cette association et la ville de Tréguier. Des solutions, allant dans le sens de la rigueur budgétaire tant prônée par M. le maire, existent. Encore faut-il avoir l'envie de s'y intéresser !


Que les responsables de l'association s'adressent aussi au Conseil Général ! Quel accueil auront ils ?



 




 

 

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Publié dans On refait le conseil

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