Tréguier a besoin de changer d'ère

Publié le par ernest

Plus le temps passe, plus les errances de la gestion municipale sont visibles. Ces derniers mois, les signaux envoyés par le maire sont très inquiétants pour notre avenir. Plusieurs indicateurs prouvent que la direction actuelle des affaires municipales est défaillante.

Notre premier magistrat vient de commettre un véritable tour de passe-passe électoraliste en renégociant les emprunts communaux. La ville va rembourser moins pendant le mandat actuel car notre maire a décidé de faire payer à sa place les municipalités qui seront élues en 2014 et 2020. Voici comment on fait payer aux générations futures des dépenses que l'équipe actuelle ne veut pas assumer. Et pour couronner le tout, il pourra se vanter d'avoir assaini les finances de la ville pour critiquer plus tard ses successeurs qui devront solliciter davantage d'emprunts.

La gestion humaine des agents de notre collectivité ne semble pas être le fort de notre maire. Des agents quittent le navire, d'autres ont des envies d'aller voir ailleurs : tout ceci devrait inquiéter nos responsables. Nous aurions aimé, lors du dernier conseil, entendre le maire remercier les partants pour leur travail au service de nos concitoyens. Au lieu de cela, nous n'avons perçu que de l'aigreur dans ses propos. L'élu déplorant presque que la ville ait aidé ces agents à se former, n'exprimant qu'une volonté de bloquer au maximum le départ de ces personnels. Encore merci !

Que dire du traitement réservé aux élus ... Ils n'obtiennent que ce que la municipalité veut bien leur donner, c'est-à-dire des informations partielles. Certains revendiquent davantage de concertation sur les sujets sensibles qui orienteront les années à venir. Leurs préoccupations sont légitimes, nous déplorons aussi cet état de fait : les commissions municipales n'ont jamais été consultées sur les sujets cruciaux pour le Tréguier de demain (devenir des écoles, développement du port de Tréguier, études d'aménagement du centre-ville, action sociale ...). Et lorsque des élus ont des compétences professionnelles à mettre au service de la ville, leurs avis semblent bons à jeter aux orties. C'est la douloureuse expérience qu'a connue notre adjointe à l'urbanisme, déjugée lors d'une commission d'appel d'offres par un maire qui, de notoriété, n'a jamais été au fait des problèmes d'urbanisme. On cherche encore à comprendre pourquoi le maire a tranché contre l'avis d'un spécialiste. Peut -être a t-il sorti sa calculette pour faire des économies, c'est la seule logique qu'on lui connaisse. Surprise : le cabinet retenu par le maire fait une proposition bien plus onéreuse (+ 12 000 € HT) que celle défendue par son adjointe. Pourquoi ce choix si ... surprenant ? Y aurait-il une autre explication ? N'aurions nous pas oublié un élément qui explique cette décision paradoxale ?

L'indécision de la mairie de Tréguier frappe même les élus des communes lilmitrophes. Des projets de développement se préparent actuellement dans le cadre du SCOT ( schéma de cohérence territoriale ). Les élus dela CC3R élaborent des propositions pour le canton et pour Tréguier en particulier. Mais ces élus sont désarçonnés, ils tentent de proposer des idées pertinentes pour notre cité mais ils ne savent pas ce que la municipalité de Tréguier envisage pour sa propre commune. Consternant !

Tréguier n'a pas de temps à perdre avec de tels agissements. Il faut rompre avec ces pratiques usées du pouvoir. Nous attendons de notre équipe municipale un projet pour sortir Tréguier d'une somnolence qui risque de se transformer en coma profond si on n'y prend pas garde.
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Publié dans Comité de rédaction

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<br /> Toutes les communes n’ont pas la chance d’avoir les atouts de Tréguier. Un patrimoine de portée nationale, un espace maritime pour l’instant mal utilisé, des commerces de proximité, des libraires,<br /> des antiquaires, etc...<br /> Il est intéressant de noter que dans le Guide Vert Michelin c’est la ville de Tréguier qui fait référence pour le Trégor-Côte d’Ajoncs. Les municipalités avoisinantes ont donc également intérêt à<br /> soutenir un projet ambitieux à Tréguier, qui profitera à toute la région. Un projet ambitieux ne pouvant se faire qu’en intégrant un réaménagement du plan d’eau, et l’abandon d’un illusoire port de<br /> commerce.<br /> <br /> Michel Sohier pourrait s’inspirer des déclarations de sa Vice-Présidente de région chargée du tourisme et du patrimoine, Georgette Bréard (PS), qui prend position pour un développement du tourisme<br /> en Bretagne, et qui semble avoir pris la mesure du travail à accomplir pour y améliorer l’accueil .<br /> Pour sa part, le gouvernement a le mérite de s’interroger sur le meilleur moyen de maintenir la France comme première destination pour le tourisme mondial, soit 82 millions de touristes étrangers<br /> par an. Le tourisme en France représente deux millions de salariés, et 6% du PIB national.<br /> Le tourisme est une ressource économique incontournable, et de nombreuses villes et régions Françaises démontrent qu’il est possible de le développer, sans altérer l’environnement et les cultures<br /> locales.<br /> <br /> Malheureusement, certains signes prêtent à penser que le conservatisme guide davantage la réflexion du Maire, qui semble se limiter à une gestion comptable de la ville.<br /> Pourtant c’est son rôle et celui de son équipe municipale de « Prendre la destinée de Tréguier en mains », avec un projet ambitieux, pour convaincre les institutions, et les investisseurs… et<br /> rassembler des énergies pour que « La belle au bois dormant » se réveille.<br /> <br /> <br /> Guy Lainé<br /> <br /> <br />
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