Tout n'est pas si rose à Tréguier

Publié le par ernest

Que le grand argentier défende son budget,cela va de soi. Quand il détourne nos propos ou masque certaines réalités,il fait preuve de mauvaise foi. Pour bien se forger son opinion,voici quelques éléments de réflexion:

 

  • Doit-on être qualifié d'opposant quand on ose pointer du doigt certaines faiblesses du budget communal? Si tel est le cas,certains élus qui avaient émis des réserves lors de son vote en 2010 savent désormais dans quel camp ils se trouvent.
  • Les « mauvaises surprises »sont réelles. Relisez notre article sur le blog http://traitdunion.over-blog.fr , elles concernent les fragilités de nos écoles,les baisses des recettes des activités municipales et les embauches de personnel pour des missions qui relèvent de la CC3R et non de la ville... La réponse de monsieur Huon est déplacée quand il veut faire croire que nous mettons en cause le travail des agents municipaux. Ce n'est pas une attitude responsable:ce n'est pas en déformant nos analyses,en créant une polémique imaginaire que l'on fait avancer le débat. La baisse des dépenses est,nous le confirmons,minime au vu des comptes 2010.Des économies réalisées par l'équipe municipale méritent d'être saluées,elles sauvent un exercice comptable moins reluisant qu'il n'y paraît.
  • Les recettes communales sont fragiles. Le  budget est très dépendant de recettes pour lesquelles la ville a peu de prises. Contestons-nous le désengagement de l'Etat? Non, nos principaux financeurs réduisent de façon irrémédiable leurs aides aux communes:l'Etat mais aussi la Région et le Conseil Général ne soutiennent plus la ville comme ils l'ont fait par le passé. Le premier adjoint  aurait pu,en toute transparence,rappeler par exemple que la dotation de fonctionnement de l'Etat (calculée en partie sur la base du nombre d'habitants) recule depuis les mauvais chiffres du dernier recensement. Ne comptez pas sur nous pour faire de la « politique politicienne stérile»,Tréguier mérite mieux que ces manoeuvres navrantes. Navrant également le procédé qui consiste à transformer les propos de contradicteurs pour mieux les tourner en dérision :la rigueur de l’historien en prend un coup!
  • La ville a  bien augmenté sa dette depuis 2008 contrairement aux dires du premier adjoint: 180 000 € ont été glissés dans le cadre de la 

renégociation des prêts.Et ce n’est qu’un début. Les investissements lancés ou programmés vont contraindre la ville à accroître l'endettement ou à augmenter plus que « raisonnablement les impôts ». C'est pour cela que nous demandons de longue date de hiérarchiser les projets pour que la ville puisse se concentrer sur les vraies priorités sans risquer d'asphyxier le contribuable et la commune. C'est parce que les subventions se réduisent comme peau de chagrin que la ville doit être vigilante dans ces investissements.

Publicité

Publié dans Comité de rédaction

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article