J'ai la mémoire qui flanche,j'me souviens plus très bien...
Madame Gautier adjointe en charge de l’urbanisme et du patrimoine vous avez raison d’appuyer sur l’abandon de certains travaux jugés « très lourds » et « non prioritaires » sur le chantier de restauration du Palais épiscopal.
Chacun reconnaitra à l’évidence que 3.7 M€ pour la restauration si nécessaire de cet édifice remarquable est déjà une somme conséquente même si les subventions « attendues » peuvent alléger l’addition qui sera présentée aux contribuables trécorrois. Il n’y a pourtant pas de quoi pavoiser en arguant du fait que la note passe de 5 M€ à 3.7 M€ puisque les enduits extérieurs n’avaient que je sache jamais été envisagés auparavant.
Aujourd’hui vous vous emparez du dossier de restauration du Palais épiscopal et y apportez votre contribution, c’est fort bien. Je ne peux pour ma part que m’en réjouir, ce revirement atteste que nous avions raison de lancer cette étude durant la précédente mandature malgré la forte contestation sur sa légitimité dont vous vous étiez fait le porte-parole quand vous étiez dans l’opposition. Vous étiez alors hostile à toute étude qualifiée « d’inutile ».
Si par hasard vous ne vous fiez pas à votre mémoire consultez les comptes-rendus des conseils municipaux de l’époque vous trouverez certainement les détails de la mission confiée à l’architecte en chef des monuments historiques suite à l’inventaire et au travail réalisé par Mme De Pontaud, prédécesseur de Mr Batard.
Juger que des travaux ont été réalisés « à la va vite » c’est également votre droit, mais aurait-il fallu pour autant laisser ces locaux sans vie ? Etait-ce si incongru d’y installer même provisoirement la bibliothèque municipale ? Aurait-on du attendre que chacun des « YA QU’A » et « FAUT QU’ON » ait pu s’exprimer et donner un avis sur un projet qui on le constate peut prendre un grand nombre d’années ?
Ce n’est pas le parti qui a été pris par l’équipe précédente que j’avais l’honneur de diriger. Nous avons préféré poursuivre les études et travailler sur un projet global tout en y installant provisoirement et pour des coûts raisonnables une bibliothèque municipale répondant aux attentes de la population.
Quant à cette affirmation : « depuis 1988 aucun chantier de fond n’a été mené au Palais épiscopal » c’est encore oublier que pour mener ces travaux de fond il faut un programme défini, une validation par l’architecte en chef des monuments historiques, un accompagnement par la DRAC et un montage budgétaire tenant compte de la capacité financière de la commune au regard des subventions mobilisables.
Il semble cependant Madame l’adjointe, qu’au regard de l’état actuel de ce dossier nous ne soyons pas encore prêt de toucher au but. Vous devrez sans doute, comme les équipes municipales qui vous ont précédées, effectuer des tranches de travaux prioritaires comme les toitures par exemple, dont les demandes de prise en charge ont été faites bien avant notre dernier mandat et qui enfin verraient un aboutissement à court terme selon vous. Vous aurez aussi à poursuivre la restauration des fenêtres qui ont nécessité trois tranches de travaux sous les deux derniers mandats et ceci uniquement pour la salle d’honneur et le bureau du maire or il en reste encore un bon nombre en mauvais état.
Depuis l’acquisition de la partie dite « ancien presbytère » par Roger Le Gulluche et son équipe, toutes les municipalités ont œuvré pour tenter de restaurer ce monument que l’on ose enfin appeler « Palais épiscopal ». Alors Madame le Maire adjoint, tout le travail que vous faîtes aujourd’hui portera certainement ses fruits un jour ou l’autre et ce seront d’autres personnes qui sans doute, comme vous, auront la mémoire qui flanche et ne se souviendront plus très bien, qu’un jour de nombreuses personnes avant elles auront contribué à faire avancer ce dossier parmi tant d’autres, au sein de notre Petite Cité de Caractère.
Patrick Toularastel