Le sous-préfet aux "chants"...des sirènes

Publié le par ernest


Monsieur le sous-préfet avait choisi un temps exceptionnel pour effectuer sa visite des installations portuaires de Tréguier, ciel presque bleu et vent quasiment nul. Même si ces conditions idéales pour une balade au bord de la rivière de Tréguier ont pu l’enchanter, il aurait pu s’enquérir des réelles nuisances créées par les différents chargements de minerai auprès des riverains qui eux savent bien que chaque transbordement s’effectue au moment des grandes marées avec un vent souvent violent qui rabat les poussières sur leurs habitats malgré les sauterelles et autres nuages d’eau.

Mais au-delà de toute polémique stérile, au-delà de toute pseudo analyse historique ou héraldique sur le site de la petite cité de caractère, c’est bien de l’avenir de cette partie de notre territoire dont il s’agit. Doit-on déplorer son intégration dans le périmètre du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur comme le fait monsieur le maire, ou alors doit-on rechercher la meilleure utilisation de cet espace remarquable en adéquation avec des activités pérennes, saines, sécurisées, créatrices d’emploi pour la cité et  « l’hinterland » ?

Elus, habitants de Tréguier et acteurs économiques étaient plutôt en droit d’attendre une aide de la part du représentant de la tutelle administrative pour finaliser ce PSMV qui doit intégrer les équipements indispensables au développement des activités de la plaisance.

Le chant des « sirènes » qui prônent la poursuite des activités actuelles de notre port de commerce, qui nous encouragent à poursuivre ces activités polluantes dépourvues d’avenir ne saurait étouffer les protestations de la population et des élus pris en otages.

Il serait peut être plus intéressant de faire comme « Ulysse » et suivre notre route, en travaillant sur une vision nouvelle et plus fédératrice : la poursuite des activités liées au nautisme dans le cadre du PSMV en prévoyant un aménagement réglementé, tourné vers l’avenir.

Alors bouchons nos oreilles aux chants de ceux et de celles qui ne font que passer sur nos quais sans jamais envisager d’y mettre « sac à terre ».

Publicité

Publié dans Sur les quais ...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article