Le bon cap ?
La fin imminente de la concession portuaire et les multiples difficultés provoquées par l'activité portuaire ont obligé le président du Conseil Général à se déplacer sur site pour entendre les doléances des uns, les envies des autres mais aussi pour tenter de convaincre les élus de Tréguier du bien-fondé du trafic de commerce dans notre estuaire.
C'est au cours d'une « réunion de travail » que Claudy Lebreton, des représentants de ses services et les élus locaux ont pu échanger sur le devenir du port. Peu d'échos au sujet de cette réunion à huis-clos si ce n'est des propos encourageants rappelant que tout le monde s'accorde sur le maintien « d'activités soucieuses de l'environnement ». On n'en saura pas davantage pour l'instant. On s'interroge également sur le sens du mot « environnement » : parle-t-on de la qualité de l'eau et de l'air ? De la prise en compte des riverains qui subissent les contraintes des différentes activités portuaires ?
Une offre de services qui reste lettre morte
A l'automne, nous avions proposé à l'équipe municipale de se pencher avec eux sur la question d'une réorientation du port de Tréguier. L'enjeu du dossier est tel que nous estimions que toutes les bonnes volontés seraient les bienvenues pour échafauder des scénarii sur le port de Tréguier. Nous n'avons pas été sollicités, encore une fois ! Et pourtant, la presse (Le Télégramme du 8 janvier 2010) rapporte des propos du maire qui évoque la présence à cette réunion de « sympathisants qui nous suivent depuis longtemps » et qui ne sont pourtant pas élus. Faut-il encore en être surpris ? Faut-il encore aller sur le terrain de la polémique pour faire comprendre à certains élus qu'on ne peut pas décider du futur de Tréguier en se repliant sur un clan de partisans !
La lueur d'espoir vient cette fois ci du Conseil Général. Claudy Lebreton indique 3 points à priori positifs à l'issue de la rencontre:
-
Le Conseil Général reconnaît qu'il faudra être plus rigoureux quant aux activités futures sur le domaine portuaire.
-
Le Conseil Général, enfin, entend interpeller le préfet pour faire respecter la loi sur la concession.
-
Le président du Conseil Général n'exclut pas l'éventualité « d'ouvrir la discussion avec le milieu associatif et économique trégorrois et la population » avant de se prononcer sur l'avenir du port. A défaut d'être entendus par les instances locales, gageons que les autorités départementales sauront nous convier à un dialogue constructif.