l'ancien président des Petites Cités de Caractère s'exprime
« J’ai été affligé par l’analyse que notre Premier Magistrat municipal a bien voulu transmettre par voix de presse au sujet du maintien de Tréguier au sein de l’association des Petites Cités de Caractère de Bretagne au titre de commune homologuée et des préconisations qui accompagnaient cette décision.
En tant que membre honoraire de l’association (sans voix délibérative) j’ai participé à cette assemblée du 29 juin à Roscoff. Comme l’ensemble des membres présents et des représentants de la presse locale, j’ai pu entendre et lire sur l’écran les conclusions et les recommandations faites par la commission d’homologation et votées à l’unanimité par les membres présents. Le blog n’ayant en rien dénaturé ces recommandations.
Monsieur le maire ne s’est certainement pas encore tout à fait imprégné de l’esprit « petites cités de caractère ». Pourtant notre cité depuis son adhésion à l’association en 1987, a toujours été dans la droite ligne des préceptes des PCC par l’action de ses prédécesseurs, toutes tendances confondues, même si beaucoup de travail reste encore à faire comme l’a si bien souligné le compte rendu de la commission de contrôle.
Force est de constater qu’il y a parfois une marge entre la parole et l’action si l’on se remémore que lors de sa campagne à la tête de la liste « Avec vous pour un Tréguier de caractère », l’affirmation du candidat devenu maire était formulée ainsi : « …Très attachés aux valeurs de solidarité, de tolérance et de respect mutuel, nous entendons placer notre action, si vous nous apportez votre adhésion, sous le signe de l’écoute, de la transparence, de tout ce qui contribue à une bonne marche de la démocratie locale, au service de tous et dans l’intérêt général de notre ville de Tréguier. »
Je reste cependant persuadé que les propos de monsieur le maire concernant une « taupe » ont dépassé sa pensée. Saura-t-il changer sa manière de concevoir le devenir de notre petite cité de caractère, saura-t-il corriger ses propos et avoir une vision plus réaliste quant à l’avenir et à l’intérêt général de notre cité afin de ne pas suivre l’exemple de l’animal incriminé. »
Patrick TOULARASTEL