Comment transformer deux déchets en un produit de valeur ?
Il existe actuellement 2 déchets de nos concitoyens qui trouvent difficilement à se valoriser : ce sont d’une part les déchets verts (1) qui sont déposés à la déchèterie du Quillio (Minihy-Tréguier), et d’autre part les boues (2) de la station d’épuration du Syndicat des Eaux de Kernévec (Tréguier et Minihy-Tréguier), située au Bilo.
1 - Les déchets verts sont actuellement broyés sur le site de la déchetterie, puis revendus aux agriculteurs locaux par unité de 1 mètre cube : c’est presque un compost, mais ce n’est pas encore un engrais vert.
2 - Les boues de la station d’épuration sont traitées par une entreprise extérieure qui les envoie dans le Morbihan. Là, elles sont mélangées avec des déchets verts pour en faire un compost qui est destiné uniquement à l'arboriculture : un coût de traitement et de transport non négligeable, qui pourrait peut-être être réalisé sur place.
Pourquoi ne pas réunir ces 2 problèmes pour en tirer une solution intéressante pour tous ?
C’est ce que fait la station d’épuration des Sables d’Olonne (Vendée), grâce à une unité de compostage qui lui permet de mélanger les 2 déchets pour obtenir un produit écologique :
Vous voulez connaître la recette ?
Les boues d’épuration sont d’abord centrifugées pour perdre 20% de leur humidité. Puis elles sont mélangées à des déchets de bois et de feuillage, pour une durée de 2 mois et demi : pendant ce temps se déroule la fermentation, puis la maturation du mélange, jusqu’à obtenir le compost.
En dernier lieu, un criblage permet de retenir et de recycler les particules les plus grosses.
Vous obtenez en fin de transformation un véritable engrais riche en matières azotées et en éléments nutritifs qui peut être vendu aux particuliers, comme aux professionnels, pour un prix de 1 € les 100 litres : c’est ce que fait chaque année la communauté de communes des Sables d’Olonne, ainsi que celle de l’île de Noirmoutier, pionnière dans ce domaine.
Dépêchez-vous, il n’y en aura pas pour tout le monde !!
Les bonnes idées ne demandant qu’à se répandre, il semble intéressant d’évaluer cette solution qui fonctionne bien dans d’autres régions : alors, pourquoi pas dans le Trégor ?