Cap Armor, acte 2
A défaut d'avoir informé la commission l'an passé, l'équipe municipale a livré cette année son bilan succint de l'édition précédente de Cap Armor et proposé des pistes pour l'année en cours.
Cette année, un nouvel animateur a été recruté par la ville de Tréguier, véritable connaisseur du système ( il a encadré Cap Armor sur Perros-Guirec ), ses interventions en commission témoignent déjà des améliorations qu'il pourra apporter au programme 2010.
Autre nouveauté,les animations prennent de l'ampleur, une semaine supplémentaire d'activités est à l'ordre du jour. Au final, les jeunes et les moins jeunes pourront s'essayer à des acticvités culturelles et sportives du 12 juillet au 20 août.
La principale préoccupation de la commission était financière : comment améliorer les recettes de Cap Armor ? En effet, seulement un peu plus de 1600 utilisateurs ont participé à Cap Armor ( dont bon nombre pour les animations gratuites quotidiennes imposées par le cahier des charges du Conseil Général ).
Nous avons une fois encore rappelé qu'avant de chercher de nouvelles recettes il aurait été plus logique de ne pas générer de nouvelles dépenses qui ne sont pas du ressort de la commune. La compétence jeunesse dépend de la communauté de communes, si la ville de Tréguier voulait mettre en place le projet Cap Armor, elle aurait dû prendre le temps de convaincre le bureau communautaire et le conseil communautaire avant de se lancer seule dans l'aventure. Le bilan laisse d'ailleurs apparaître que 80% des utilisateurs de Cap Armor viennent du territoire de la CC3R. La municipalité se défend : " si la ville ne prend pas le taureau par les cornes, rien ne se fera ". C'est vite oublier que, par le passé, les communes ont su se mobiliser pour que la CC3R étende des activités pour la jeunesse sur l'ensemble de son territoire. Tréguier a décidé de « la jouer solo », peu d'espoir de voir la CC3R reprendre financièrement à son compte des activités qu'elle n'a pas validé dès le départ. Tréguier s'est déjà fait coincer par le passé pour avoir agit trop précipitament ; pour les 10 ans du PIJ, on a entendu dire que la ville ne devrait pas assumer une mission qui dépend de la communauté de communes. L'argument est juste mais ceux qui se lamentent aujourd'hui de devoir payer en lieu et place de la CC3R sont ceux qui avaient pris l'initiative de créer un service qui n'était pas de la compétence communale. Cap Armor reproduit les erreurs du passé. Le programme 2010 va d'ailleurs conforter l'idée que Cap Armor est d'intérêt communautaire puisque des animations vont avoir lieu sur Plouguiel ou Plougrescant mais payées bien évidemment par la seule ville de Tréguier.
Dernier enseignement de la commission : qui utilise les services de Cap Armor ? Lors du vote en conseil municipal l'an passé, on nous avait dit que Cap Armor devait attirer bon nombre de touristes sur notre commune, les maintenir le plus longtemps possible dans notre cité. Il n'en est rien! À peine plus de 200 touristes ont profité de Cap Armor. Ce n'est donc pas, à priori, la solution idéale ( et à moindre coût ) pour faire venir les touristes. En revanche, le mérite de Cap Armor est de permettre à nos jeunes qui n'ont pas la chance de partir en vacances de trouver une occupation estivale ; là encore, nous sommes toujours dans le champ des compétences de la CC3R.